7 principes Qualité Agile ?

L’usage est l’arbitre de la qualité

Description

Lorsque l’on travaille dans la qualité… ou même tout simplement lorsque l’on est consommateur de services numériques il arrive d’être surpris par le succès d’un autre service numérique.

Par exemple, lors de la sortie de XRay de nombreux spécialistes du test ont, à juste titre, tout de suite pointé du doigt que cet ALM était beaucoup moins complet, rapide et ergonomique que d’autres outils comme, à l’époque, HP ALM.

Malgré ces carences il est nécessaire de reconnaitre que XRay a beaucoup de succès et s’est propagé dans un très grand nombre d’organisation. XRay est donc un service numérique (et un ALM) de bonne qualité… Malgré tous ces défauts évidents pour les testeurs.

La raison de ce succès est que XRay est un ALM avec une base de fonctionanlités suffisante et des performances suffisamment satisfaisante qui est intégré directement à l’outil utilisé pour les développements: JIRA.

Je tiens à préciser que cette qualité n’a pas été atteinte par l’ensemble des autres ALM également plugin de XRay!

Proposer un service numérique de qualité n’est donc pas forcément proposer un produit qui propose une qualité telle que l’on pense qu’elle devrait être mais proposer un logiciel qui satisfait les/ses utilisateurs…

Conséquences

Lorsque l’on pense qualité il faut réussir à se mettre à la place de l’utilisateur:

  • que souhaite l’utilisateur ?
  • quel est le minimum attendu ?
  • qu’est-ce qui peut faire la différence ?
  • quels sont les critères qualité sur lesquels nous devons vraiment nous pencher ?

Ces éléments sont particulièrement complexes à bien analyser… D’autant plus qu’ils évoluent. Le point fort de XRay, le fait qu’il soit un plugin de JIRA, peut vite devenir un point faible le jour où les organisations décident de ne plus utiliser JIRA!

Dans tous les cas, sachant qu’un service numérique qui a du succès est un service de qualité permet de se poser des questions sur celui que l’on veut proposer.

En effet, plutôt que se dire « je ne comprends pas pourquoi ce service fonctionne alors qu’il est nul » il faut plutôt se dire: qu’est-ce qui fait que ce service fonctionne ? Qu’elle est sa force ?

Il est impossible de tout tester et de tout évaluer. Il est nécessaire de savoir où mettre ses efforts. C’est d’ailleurs là tout l’objet des stratégies de test (plans de test maitre au sens ISTQB).

Partir de ce questionnement permet de réviser sa grille d’évaluation et ses indicateurs qualité !

Principes du test liées

Comprendre et s’appliquer ce principe c’est aussi lutter contre l’illusion d’absence d’erreur et un élément intéressant dans une démarche d’amélioration continue.

De même comme indiqué précédemment, cela touche aussi directement le principe des tests exhaustifs impossibles.

Ce principe a aussi un lien avec le fait que les tests montrent la présence de défauts, pas leur absence. En effet, si un service numérique ne rencontre pas de succès alors qu’il est connu, c’est très probablement car il y a un manque, et donc un défaut, qui n’a pas été identifié et qui fait que la qualité n’est pas suffisante.

Exemples

La liste d’exemples est quasiment infinie. J’ai parlé de XRay pour les ALM mais on peut aussi penser à:

  • WahtsApp qui est l’application de messagerie la plus populaire alors que les données personnelles ne sont pas respectées. Dans ce cas on a comme critères différenciant les nombreux utilisateurs, l’utilisabilité et l’adaptabilité.
  • Les jeux Pokémon qui fonctionnent très biens (ventes généralement au dessus des 10 millions d’exemplaires) alors qu’ils ont de gros problèmes techniques.
  • La suite microsoft office et plus généralement windows plébiscités devant Linux (ou Mac) avec des performances et une consommation d’énergie particulièrement importantes…

Ce qu’il faut retenir

Ne critiquez pas un service numérique qui a du succès, à fortiori s’il est en concurrence avec le votre, en disant qu’il est de mauvaise qualité.

Cherchez à savoir ce qui fait son succès, adaptez votre grille d’évaluation de la qualité ou identifié un critère spécifique dans le votre qui permettra d’acquérir des utilisateurs.

Car au final, vous pouvez faire le meilleur produit du monde, si ce n’est pas ce qu’attendent les utilisateurs alors il ne sera pas utilisé et sa qualité sera donc insuffisante.

Pensez à rejoindre le groupe « Le métier du test » si vous souhaitez échanger sur le test

Merci à tous ceux qui mettent « j’aime », partagent ou commentent mes articles

N’hésitez pas à faire vos propres retours d’expérience en commentaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

IA

Les agents IA et leur usage pour l’exécution de tests – Partie 2 – Illustration avec Lynqa for Jira

Dans la première partie de cette série consacrée aux agents IA pour l’exécution des tests, j’ai présenté l’architecture générale des agents IA et leur déclinaison comme agents GUI, c’est-à-dire agissant sur l’IHM du PC (ou du mobile) pour réaliser la tâche demandée par l’utilisateur. Ces agents GUI peuvent agir comme

Lire la suite »
Automatisation

Robot Framework : le couteau-suisse de l’automatisation

Pour automatiser des tests, il est nécessaire d’utiliser des outils adaptés. Partir la « fleur au fusil » avec pour seule arme un langage de programmation n’est pas suffisant, au risque de devoir réinventer la roue. Nous allons voir ensemble ici les caractéristiques qui font de Robot Framework un bon candidat pour

Lire la suite »
Agilité

Implémenter une US en Scrum

Voici un schéma résumant les phases de test et de validation d’une User Story en Scrum: J’ai fait ce schéma car je n’en ai malheureusement jamais trouvé. Voici mes explications:

Lire la suite »