Interview Fanny Velsin donner une voix à la communauté du test à travers un magazine

Interview de Fanny Velsin : donner une voix à la communauté du test à travers un magazine

Bonjour Fanny, peux-tu rapidement te présenter ?

Je m’appelle Fanny, je travaille dans le domaine du test logiciel en tant que testeuse automaticienne. Passionnée par la qualité sous toutes ses formes, j’aime partager mes connaissances et mettre en valeur les personnes qui font vivre notre métier. C’est dans cet esprit que j’ai lancé un magazine dédié au test, avec l’ambition de créer un espace d’apprentissage et d’échange pour la communauté.

Qu’est-ce que le test et la qualité représentent pour toi ?

Cette question est toujours difficile, car la qualité touche à beaucoup d’aspects différents. Pour moi, travailler dans ce domaine représente avant tout un véritable épanouissement professionnel. J’ai trouvé un milieu qui stimule ma curiosité, me pousse à apprendre chaque jour et me permet d’aller au travail avec enthousiasme. Après une première expérience dans le développement, j’ai découvert dans le test une dimension plus humaine et analytique, qui me correspond profondément.

Selon toi, qu’apportent les magazines par rapport aux autres formats de veille ?

Je ne pense pas qu’il y ait un format supérieur à un autre : chacun a sa place. Les magazines ont souvent la réputation de se concentrer sur les nouveautés, mais mon approche est un peu différente.
Je construis chaque numéro comme un parcours d’apprentissage : on commence par des notions plus théoriques, puis on monte en complexité vers des aspects plus techniques. Mon objectif n’est pas seulement d’informer, mais aussi d’aider à comprendre, d’inspirer et de valoriser la culture qualité.

Comment t’est venue l’idée de créer un magazine sur le test ?

J’ai toujours aimé partager, mais je suis plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral.  Cette idée s’est faite en deux phases je pense : la première était la découverte de Canvas. En créant mes carrousels, j’ai vu qu’on pouvait créer plusieurs supports dont les magazines. Et aussi, en suivant plusieurs créateurs sur LinkedIn, j’ai découvert le magazine Cyber-it qui m’a beaucoup inspirée. Je me suis alors rendu compte qu’il manquait un équivalent dans notre domaine. Il existe de très bons podcasts, blogs et chaînes vidéo, mais je voulais proposer une approche écrite, plus posée, qui me ressemble.

Comment trouves-tu tes sujets ?

Les idées viennent un peu de partout : de mes expériences, des discussions avec d’autres testeurs, ou même d’outils que je découvre au fil du temps. Depuis le premier numéro, plusieurs personnes me suggèrent aussi des sujets ou des points de vue différents, ce qui ouvre de nouvelles perspectives que j’adore explorer. Pour l’instant, je rédige seule, donc le magazine reflète surtout ma vision, mais je travaille à diversifier les contributions et à améliorer aussi la partie graphique (je m’y mets, promis !).

Le syndrome de l’imposteur touche beaucoup de créateurs. Quel message veux-tu faire passer à ceux qui hésitent à se lancer ?

Je crois que nous sommes nombreux à le ressentir. Il faut accepter ce doute, mais ne pas le laisser nous paralyser. L’important, c’est de commencer, un pas à la fois. Il existe aujourd’hui mille façons de partager ses connaissances : articles, blogs, vidéos, podcasts, infographies… Le principal est de trouver le format dans lequel on se sent à l’aise.
Et puis, il faut se rappeler que la communauté du test est bienveillante : les retours sont souvent constructifs, même quand ils bousculent un peu. Les critiques que j’ai reçues m’ont fait grandir et m’ont donné envie de continuer.

Comment t’organises-tu pour produire un contenu aussi riche ?

Mon organisation reste (très) perfectible ! En général, je commence par établir un sommaire : c’est ma base. Même s’il évolue souvent, il me permet de structurer mes idées. Ensuite, je rédige une première version de chaque section, puis je sollicite des relecteurs (un grand merci à eux !) pour confronter mes points de vue et enrichir le contenu d’expériences concrètes. Ces échanges apportent une vraie profondeur au magazine.

Quelles compétences sont nécessaires pour créer un magazine ?

Beaucoup de curiosité avant tout. Il faut aussi savoir s’informer, structurer ses idées et accepter les retours. Ce n’est pas très différent de la création d’un blog ou d’un podcast : il faut de la rigueur, mais aussi une envie sincère de transmettre. Et, surtout, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide, notamment pour la relecture et la mise en page.

Quel investissement demandes-tu à ce projet ?

C’est une aventure très chronophage. Chaque numéro me demande plusieurs centaines d’heures : recherche d’articles, veille, rédaction, interviews, mise en page… Ce n’est pas une activité lucrative, mais c’est un projet qui me nourrit énormément sur le plan personnel et professionnel.

Peux-tu nous parler de ton partenariat avec ENI, mentionné dans le numéro d’août ?

Ce n’est pas un partenariat commercial. J’ai déjà collaboré avec ENI pour l’écriture d’un livre, et nous entretenons une relation de confiance. ENI c’est une maison d’édition de livres mais c’est aussi une école. Ils sont dans le partage du savoir. Ils m’ont toujours encouragé. Ce sont les premiers à avoir fait un article sur le magazine et ils ont toujours repartagé toutes mes avancées sur Linkedin. Je leur ai proposé d’apparaître en dernière page en remerciement, et en échange, ils offrent un livre aux personnes qui participent au magazine. C’est davantage une reconnaissance mutuelle qu’une démarche promotionnelle.

Souhaites-tu proposer ton magazine au format papier à l’avenir ?

Il ne faut jamais dire jamais. Même si j’aimerais trouver un modèle qui permette une version papier sans perdre cet esprit de partage, je pense qu’il ne sera jamais proposé au format papier. La demande n’est pas là. On le voit bien avec les magazines bien plus renommé et plus informatif comme le magazine 01net.

Un dernier mot ?

Un grand merci pour cet échange et pour ton blog. C’est en partie grâce à des ressources comme Open Classroom et la Taverne du Testeur que j’ai appris, évolué et trouvé ma voie. J’espère à mon tour, un jour, contribuer à ce cercle vertueux du partage.

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2 réponses

  1. Alors c’est génial, mais vous n’avez pas mentionné le nom du magazine dans toute l’interview !!

    En cherchant un peu sur le net, je pense qu’il s’agit de:
    https://www.lemagdutesteur.fr/

    C’est en tout cas super sympa de créer des choses autour de notre métier, merci !

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