Le RGESN, Référentiel Général d’Ecoconception des Services Numériques, est un référentiel qui a pour but de s’assurer une conception des services numériques.
Il est, à l’heure actuelle, divisé en 9 thématiques :

Dans cet article je vais me concentrer sur la thématique des contenus. Les autres thématiques ont fait ou feront l’objet d’articles dédiés.
Les contenus
Lorsque l’on doit réfléchir à la consommation réseau et celle des serveurs un élément nous vient rapidement en tête: le poids des images, vidéos et fichiers audios.
La raison est simple, les pages internet sans images ce n’est que quelques Ko, une photo prise sur son téléphones quelques Mo, les vidéos (même en 1080p et pas 4k) peuvent rapidement dépasser les 10 Go!
Ces rapports d’ordre de grandeur sont si importants qu’il semble primordial d’optimiser ces poids… c’est ce qu’a fait le RGESN avec la thématique des contenus.
La thématique des contenus a retenu 8 critères:
- Le service numérique utilise-t-il un format de fichier adapté au contenu et au contexte de visualisation de chaque image ?
Un des moyens de faire des économies de ressources est de limiter le volume de données transmis. Pour cela il faut éviter la « surqualité ». En général pas besoin d’image 4K ou même HD sur un écran de 6 pouces où une image plus petite est largement suffisante.
- Le service numérique propose-t-il des images dont le niveau de compression est adapté au contenu et au contexte de visualisation ?
Le volume de transmission de données peut être optimisé avec l’envoi de fichiers compressés qui seront ensuite décompressé pour être affiché sur les terminaux.
Petite attention sur ce point, cela demande un travail au terminal ce qui peut impacter les performances mais aussi le terminal.
- Le service numérique utilise-t-il, pour chaque vidéo, une définition adaptée au contenu et au contexte de visualisation ?
Même raisonnement que pour le premier critère… mais avec un impact encore plus important au vu de la taille des vidéos.
- Le service numérique propose-t-il des vidéos dont le mode de compression est efficace et adapté au contenu et au contexte de visualisation ?
Même raisonnement que pour le 2ème critère… mais avec un impact encore plus important au vu de la taille des vidéos.
- Le service numérique propose-t-il un mode « écoute seule » pour ses vidéos ?
On sort ici du volume et on s’aventure vers l’utilisation. Certains utilisateurs se servent de service vidéos comme des services de podcast ou pour écouter de la musique. On peut par exemple penser à Youtube qui propose de nombreux vidéos musicales ou des conférences qui peuvent s’écouter sans être visualisées.
Proposer une écoute seule permet d’économiser un très gros volume de données en envoyant que de l’audio tout en conservant le même niveau de qualité à l’utilisation!
- Le service numérique propose-t-il des contenus audios dont le mode de compression est adapté au contenu et au contexte d’écoute ?
Même raisonnement que pour le 2ème critère… mais avec un impact encore plus important au vu de la taille des vidéos.
- Le service numérique utilise-t-il un format de fichier adapté au contenu et au contexte d’utilisation pour chaque document ?
Même raisonnement que pour le premier critère… mais avec un impact encore plus important au vu de la taille des vidéos.
- Le service numérique a-t-il une stratégie d’archivage et de suppression, automatique ou manuelle, des contenus obsolètes ou périmés ?
Ce critère permet d’optimiser la place des serveurs et donc le volume de stockage nécessaire à son fonctionnement.
Conclusion
Les contenus représentent un part prépondérante du volume de stockage des serveurs des services numériques. Avoir une politique d’optimisation de l’espace et du volume d’envoi aux terminaux de ces données est un moyen efficace de limiter la consommation de ressources.
Dans la partie contenu il n’y a pas de critère spécifique lié à la pertinence de l’usage des types de contenu. Il me semble important qu’avoir en tête qu’il est toujours mieux d’utiliser une image plutôt qu’une vidéo lorsque c’est possible et un texte plutôt qu’une image quand le contexte le permet est probablement l’un des meilleurs moyens de faire des économies de stockage et de consommation réseau. Un critère allant dans ce sens y aurait toute sa place et se doit de rester dans notre tête. Voici un exemple assez simple: n’envoyer pas votre numéro de téléphone ou vortre mail par image lorsque vous le pouvez.
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