Les 7 principes du test: regroupement de défauts (4/7)

Dans cette série vous pourrez trouver dans chaque article une présentation d’une des 7 principes fondamentaux du test.

Regroupement de défauts

Description

Ce principe est finalement assez instinctif. Il nous indique que les défauts ne sont pas équitablement répartis dans un logiciel mais plutôt sous forme de « paquet », de « regroupement » ou comme l’on pourrait dire en ces temps de pandémie de « cluster ». Cela est en effet tout à fait normal car dans toute structure (logicielle ou non) il y a des « faiblesses ». Les défauts ont évidemment tendance à se trouver au niveau de ces failles ou zones floues. Les logiciels se retrouvent alors à avoir des parties sans ou avec très peu de bugs et d’autres avec un nombre beaucoup plus important.

Dans une de mes premières expérience sur les application mobiles, une des faiblesses de l’application était liée au changement d’orientation du téléphone. Cette modification forçait à recharger l’écran et l’interface ce qui pouvait engendrer des perte de données voir même des crashs.

Conséquences

Les conséquences de ce principe sont énormes dans le quotidien des testeurs. Elle touche ici l’efficacité et l’efficience des tests. Les défauts étant « regroupés » il est primordial d’identifier ces « zones à bugs » afin d’orienter ses efforts de test en fonction de ces parties du logiciel qui représentent un plus grand risque que les autres.

De même ces zones à bugs peuvent avoir une origine commune. Dans ce cas une analyse des causes racines peut permettre d’identifier la cause et de résoudre ces anomalies à la source. Dans le cas des changements d’orientation des téléphones, la solution prise par de nombreux constructeur a été de bloquer par défaut cette fonctionnalité.

Si l’on reprend l’image de la pêche, il y a des « zones à poissons » et des zones sans poisson. Afin d’assurer une pêche efficace il est préférable d’aller jeter ses filets dans les zones à poissons!

Ce qu’il faut retenir

Le regroupement de défaut est essentiel car il permet d’être efficient dans nos tests. On parle régulièrement de stratégie, de savoir quoi tester et comment le tester. Le regroupement de défaut est alors nécessaire pour mettre au point une stratégie (au sens ISTQB plutôt un plan de test) adaptée. De même les sessions de tests exploratoires se révèlent particulièrement efficaces pour répondre à cette problématique car le testeur peut justement adapter ses tests (et donc sa recherche de bug) en fonction de ses découvertes. Il se retrouve donc à adapter en direct ses efforts de test.

Pensez à rejoindre le groupe « Le métier du test » si vous souhaitez échanger sur le test

Merci à tous ceux qui mettent « j’aime », partagent ou commentent mes articles

N’hésitez pas à faire vos propres retours d’expérience en commentaire.

Publié par

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s