Danielle Sabourin: testeur logiciel

Bonjour, qui êtes-vous, quel est votre métier et quelles sont vos activités professionnelles ?

Bonjour, je suis Danielle Sabourin et je suis Testeur fonctionnel en devenir (le terme testeuse n’est pas très beau !). Une première expérience, dans un contexte où rien n’existait, m’a permis de découvrir et de me passionner pour le test. Cela a donné un sens à la suite de ma carrière professionnelle dans l’informatique. Toutes mes expériences (et toutes les expériences y compris personnelles) me servent aujourd’hui. Mon métier (à venir) est de contribuer, au sein de toute une équipe, à la qualité des logiciels, en me mettant moi-même dans le rôle d’un utilisateur final, novice ou expérimenté. Mon activité est de « jouer » avec le plus de fonctionnalités possibles dans un logiciels par des tests manuels préalablement pensés et écrits ou des tests exploratoires en imaginant toutes sortes de scenarii pour en découvrir les anomalies.

Pouvez-vous décrire simplement votre métier ?

Le test, c’est tout un monde, et ce n’est surtout pas, comme je le lis trop souvent, uniquement chasser les bugs. Être testeur c’est un judicieux équilibre entre qualité logicielle, conception et exécution de tests et esprit d’équipe : qualité logicielle fonctionnelle et non fonctionnelle (orthographique par exemple) et esprit d’équipe entre le client, les équipes projets et les équipes de développement.

Selon vous quel est le but de votre métier ?

C’est la satisfaction et le plaisir que prennent toutes les parties prenantes dans un livrable fonctionnel et de qualité, qui définissent, selon moi, le mieux le but de mon métier de testeur. Le terme « travail d’équipe » y prend tout son sens et même bien au-delà des simples murs de la genèse du produit. Le but de mon métier, c’est aussi de faire connaître le test en dehors de ses murs et de transmettre, partager, expériences et réflexions dans l’objectif d’en améliorer la visibilité et le contenu.

Pouvez-vous décrire votre journée type ?

Aujourd’hui, mon quotidien est de lire, d’apprendre, de découvrir, de me forger mon opinion sur le test (et ses outils), d’en acquérir toute la quintessence, de me questionner sur son environnement tant professionnel que sur l’acquisition de son contenu dans le but de mettre en pratique sa philosophie à bon escient.

Que conseillez-vous pour atteindre ce but ?

Concernant la méthodologie du test, il m’est arrivée, lors d’entretiens pour des postes de testeur, de me rendre compte que la pratique du test n’était pas claire dans l’esprit du recruteur ou de l’entreprise. Il arrive souvent qu’elle se résume à un poste dont l’objectif est uniquement l’automatisation des tests. Il est effectivement très important de gagner en productivité, j’en conviens, cependant il est important également de connaître tout le contexte de la démarche dans laquelle ces tests automatisés s’inscrivent. De plus, les certifications ne peuvent se résumer en un faire valoir dans un but commercial. Elles sont bien plus que cela. Il est donc important, selon moi, que soit plus largement diffusé tout le contenu de la méthodologie du test, notamment auprès des cadres dirigeants, afin que toutes les équipes intègrent les tests avec une vision globale.

Concernant la filière de l’enseignement, le domaine du test mériterait d’être étoffée. Je suis jeune testeur et je dois me former en autodidacte ne pouvant intégrer aucune formation à ce jour car ne « rentrant pas dans les cases » des prérequis. Il n’y a pas, à ce jour, de cursus pour des profils en reconversions professionnelles comme moi en dehors de POE (préparation opérationnelle à l’emploi proposée par pôle emploi) et il faut, pour y accéder, avoir un contrat en CDD d’un an minimum ou en CDI avant le début du cursus… C’est comme mettre la charrue avant les bœufs, trouver un contrat pour accéder à la formation. De plus, ces formations en POE, du moins celles dont j’ai eu connaissance, sont orientées tests automatisés et nécessitent de passer par la case développement. Les formations de 3 ou 4 jours pour préparer à la certification ISTQB niveau fondation font le tour du syllabus mais ne sont pas destinées à des débutants tant le contenu est dense et mérite un travail plus en profondeur. Pour les parcours universitaires, il y a la licence pro informatique parcours test et qualité logicielle et le master de l’ISTIA d’Angers, mais si vous n’avez pas un minimum de bac+2 ou bac+5 ou n’êtes pas apte à la VAE (validation des acquis de l’expérience), difficile d’y entrer. Autre point, après avoir rencontré récemment l’un des enseignants de la licence pro, il s’avère que ce cursus est un cursus de développeur avec une partie sur les tests et la qualité, cursus auquel je ne peux donc pas accéder me destinant à être testeur et non développeur.

En résumé, toutes ces formations sont parfaites dans le sens où elles intègrent le test dans leur parcours, la filière du test est donc bien présente dans le cursus universitaire, mais, à une époque où l’on manque de testeurs (je l’entends chaque jour), ne manque-t-il pas un maillon destiné dans la formation professionnelle continue dans les tests fonctionnels accessible quelle que soit la formation de base ?

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans votre métier ?

La polyvalence, la variété, le challenge d’une qualité logicielle toujours accrue et quantifiable et le travail d’équipe. Les moments que j’ai le plus appréciés étaient les échanges avec les développeurs. Quand la confiance s’installe, le meilleur de chacun s’exprime et cette coopération entre testeur et développeur est un formidable levier pour mettre en place les bases essentielles. Lors de cette expérience de testeur, j’ai manqué de temps pour convaincre sur la nécessité de mettre en place l’analyse des origines des défaillances et les actions pour y remédier, j’aurais aimé pouvoir le faire tant je suis convaincue que la montée en compétences de chacun y aurait gagnée ainsi que, en finalité, la qualité logicielle.

Quels conseils donneriez-vous à des débutants ou des personnes tentées par votre métier ?

Etant débutante moi-même, il faudrait revenir me poser la question dans un ou deux ans ! 😊 Aujourd’hui j’avance pas à pas vers la certification ISTQB fondation en autodidacte, ce qui mobilise beaucoup de mon temps, mais c’est passionnant ! On m’a fait croire, à tort, que ce n’était que du bachotage, il n’en est rien ! J’ai passé l’examen une première fois avec une note de 12/20, ce qui est très encourageant puisqu‘il faut 13/20 pour être certifié. Je me représente le mois prochain en étant mieux préparée. Il faut, comme dans beaucoup de disciplines, du travail et de la recherche. Le syllabus est une base indispensable à acquérir dans sa totalité selon moi afin de bien comprendre les rouages et les finalités du test dans le but de mettre en pratique sa philosophie à bon escient. Ensuite, il est essentiel, comme dans tous les métiers de l’informatique, de rester en veille sur les pratiques et les nouveautés. Je lis énormément d’articles, consulte beaucoup de sites, échange aussi avec des professionnels du métier. Ils sont une source inépuisable d’informations et cela est incomparable tant ils sont passionnés et disponibles. Je conseille également de lire des livres traitant du sujet (ce n’est pas de la promotion que de parler du livre de Marc Hage Chahine (que j’ai découvert par hasard à la FNAC) « Tout sur le test logiciel » et qui apporte un complément et éclaire sur beaucoup de points parfois opaques ou manquant de clarté dans le syllabus). Je conseille également de lire les livres sur d’autres domaines tant les connexions avec d’autres méthodologies et sciences (Agilité, IA,…) sont nombreuses. C’est aussi tout ce qui fait la richesse de ce métier.

Enfin, si vous aimez le contact humain et êtes convaincu qu’on ne grandit qu’au contact des autres, alors vous serez au bon endroit !

Pouvez-vous nous donner une expérience/anecdote marquante ainsi que ce qu’elle vous a apporté ?

Un jour, je vois dans l’ERP une grosse faute d’orthographe. Rentrée depuis peu dans l’entreprise, je me dis qu’on ne pouvait pas laisser passer des fautes ainsi, que cela faisait aussi partie de la qualité d’un logiciel. Pas certaine que cela soit de mon ressort, j’en touche un mot avec le PO qui me confirme que la faute en question est un peu grosse pour la laisser passer, me demande de voir avec un développeur pour qu’il la corrige, ce que je fais. En faisant du covoiturage avec le développeur en rentrant le soir, je lui parle de ce problème et lui demande s’il y avait un moyen de pouvoir corriger toutes les fautes d’orthographe dans tout l’ERP facilement. N’étant pas développeuse moi-même, je n’avais pas la moindre idée du procédé à mettre en place. Il m’a expliqué que tout était stocké dans des fichiers, qu’il lui suffisait de me les transmette, que je les corrige et lui retourne les fichiers corrigés pour qu’il les réintègre. Le lendemain matin, après avoir obtenu le feu vert d’un manager, je demande au développeur de me transmettre les fichiers… il y avait plus de 2500 lignes à corriger dans 33 fichiers (je n’ai pas pris le temps de tout compter !) Je corrige un ou plusieurs fichiers à la fois en y consacrant 1 heure en moyenne chaque jour. Au bout du sprint (15 jours), tout était corrigé et réintégré. Je fais alors un petit article sur le réseau social interne pour indiquer que toutes les fonctionnalités et messages en tout genre ont été orthographiquement corrigés… vous n’imaginez pas le nombre de messages dans le fil de discussion saluant le fait « qu’enfin » les fautes aient été corrigées… alors que pendant les 4 premiers mois de ma présence, personne, que ce soit à l’intégration ou côté éditeur, n’avait mentionné les fautes d’orthographe comme un problème de qualité.

Cette expérience m’a appris combien une étroite collaboration entre testeur et développeur peut être fructueuse, qu’il ne faut pas se poser de question juste pour soi et ne pas hésiter à parler. Cela a renforcé les liens entre les développeurs et la cellule de test car seule la qualité a été l’objectif de cette intervention et chacun y adhérait… Voilà aussi ce que j’aime dans le test, la diversité des tâches et l’esprit d’équipe entre développeur et testeur.

Quel est le cliché ou l’idée reçue de votre métier qui vous énerve le plus ? Pourquoi ?

« Il faut automatiser tous les tests ! » Cela oui, a tendance à me chatouiller les neurones, d’une part parce que je ne sais pas faire de tests automatisés (on ne peut pas tout connaître surtout quand on débute, ce n’est pas pour autant que l’on soit un mauvais testeur), ensuite parce que raisonnablement, on ne peut pas tout automatiser. Je me souviens d’un exemple précis où j’avais mis un peu plus d’une journée à créer des cas de test pour une fonctionnalité complexe où beaucoup de scenarii étaient possibles. L’automaticien de test a mis plus d’un sprint (15 jours) à concevoir l’automatisation de ces cas de test pour au final constater que certains tests manuels dans le contexte d’utilisation client étaient en échec alors qu’ils passaient les tests automatisés. C’était le cas typique démontrant que tous les tests ne peuvent pas être automatisés. De plus, il arrive parfois quand on teste manuellement de prendre des chemins buissonniers et de découvrir des anomalies… les tests automatisés ne permettent pas cela (du moins, n’en ai-je as connaissance).

Quel est le cliché ou l’idée reçue qui vous fait le plus sourire ? Pourquoi ?

« Les testeurs n’y connaissent rien en technique et en développement » … oui, aujourd’hui j’en souris parce que…. C’est vrai en ce qui me concerne !! Bon avec un petit bémol quand même, puisque je connais HTML/CSS (mais il est vrai que ce ne sont pas des langages de programmation !) et qu’il y a très longtemps j’ai fait un peu de programmation en Basic. Malgré cette lacune, cela ne m’a pas empêchée de contribuer à une réduction de 70% des anomalies détectées chez les clients. Comme quoi, même sans de vraies connaissances en développement, on peut produire un travail de qualité et pertinent.

Quelle est la difficulté la plus fréquente à laquelle vous avez dû faire face dans votre métier tout au long de votre carrière ?

Courte carrière à ce jour dans le test, mais, vous l’aurez compris après la lecture de la précédente question, mon absence de connaissances (à ce jour) des tests automatisés me freine pour répondre à des offres d’emploi où l’écriture de ces tests est demandée. Cependant, je compense cette absence par de solides compétences métiers qui me permettent de rapidement comprendre la philosophie de fonctionnement d’un logiciel et d’autant mieux les enjeux auxquels doivent faire face les équipes projets.

Quelles sont les personnes qui vous inspirent le plus ?

Les développeurs car ils ont une connaissance que je n’ai pas (encore) et qu’ils ont un esprit, même si de prime abord cela ne va pas de soi, complémentaire de celui d’un testeur. Opposer l’état d’esprit d’un testeur et d’un développeur est quelque chose que je peux comprendre, psychologiquement parlant, mais la réalité peut être tout autre. Les développeurs sont tout autant impliqués dans la qualité que les testeurs et toutes les parties prenantes. A mon avis, la façon de présenter les objectifs, de manager les équipes et la volonté des équipes dirigeantes font le succès des relations entre tous… les agissements des uns influences les agissements des autres… comme dans toutes relations interpersonnelles, non ?

Comment continuez-vous à apprendre ?

En lisant, discutant sur tous types de sujet, observant, et, ce qui me manque à ce jour, en pratiquant car on ne peut progresser et acquérir plus de compétences qu’en pratiquant.

Quel est l’outil qui vous semble indispensable pour exercer votre métier ?

Je manque de recul et de connaissances sur les outils de test pour en parler, mais il semblerait que les outils de gestion de test (Testlink, Squash TM) soient les outils indispensables à maîtriser.

Quelles sont, selon vous les prochains challenges que votre métier devra affronter ?

Il est souvent fait référence à la collaboration entre développeur et testeur, cependant toutes les équipes doivent apprendre les unes de autres pour avancer ensemble et cela est un réel enjeu pour le développement des métiers du test qui touchent toutes les équipes. Au niveau technologique, l’IA va probablement bouleverser la façon de tester dans les années à venir, les articles à ce sujet sont de plus en plus nombreux, mais nous n’en sommes encore qu’au début de l’IA, et il serait difficile de dire quelle révolution technologique nous attend demain. Les testeurs ont encore de belles années devant eux. Cependant, je pense que cette évolution technologique demandera des profils de testeurs de plus en plus scientifiques qui dépassera le périmètre du développement d’application

Avez-vous une devise ou tout autre chose qui vous semble importante dans votre métier ?

« On se lasse de tout, excepté d’apprendre », Virgile, les Bucoliques

Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

Il y aurait tellement à dire, je crains de n’avoir été un peu longue dans mes propos.

Je remercie Marc Hage Chahine pour tout ce qu’il fait pour le métier au quotidien et pour m’avoir proposé cet entretien.

J’ai découvert à travers le test une communauté présente, passionnée, qui n’est pas avare de transmettre ses connaissances et cela est précieux quand on débute dans le métier….

Merci à tous ceux qui m’ont donné, et me donneront encore, conseils et informations, vous êtes top ! En embrassant le métier du test, on embrasse également un état d’esprit de transmission et d’échange sur les pratiques et les savoirs, cela n’a pas de prix et ne peut s’écrire dans les livres, j’en ferai surement de même le moment venu… aujourd’hui, j’apprends !

Interview inspirées des interviews du blog Lyon testing qui sont très intéressantes et que je vous conseille.

Pensez à rejoindre le groupe Le métier du test si le test vous intéresse !

N’hésitez pas à me suivre et lire mes autres articles si vous voulez en apprendre plus sur le test ou venir partager vos connaissances

Merci à tous ceux qui mettent « j’aime », partagent ou commentent mes articles

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3 commentaires sur « Danielle Sabourin: testeur logiciel »

  1. Une information concernant la Formation de Testeur logiciel : un cursus long (8 mois) existe bien qui forme des personnes en reconversion de niveau bac à bac +2 au métier du test logiciel à Rennes.
    Ce cursus a été conçu et est animé par des experts métiers (dont le co-fondateur de l’école) et nous venons d’intégrer fin 2019 la 2ème promo.
    90% de notre première session est actuellement en poste en ESN (ALTRAN, CGI, SOGETI…) ou Entreprise.
    (Notre site est en refonte jusque fin mars)

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  2. Le terme « testeuse » n’est pas beau… hélas je suis aussi de cet avis, pourtant le terme masculin ne me plaît pas non plus. Je me suis bien remué la tête dans tous les sens, puis j’ai fini par trouver une solution… J’ai fait une petite vidéo dessus :p https://youtu.be/r8EgH8EoZfE

    Bien d’accord pour ce qui est de l’origine des défaillances, malheureusement c’est souvent une partie qui n’est pas assez analysée… ce problème est d’ailleurs rarement évoqué.

    L’anecdote sur les fautes d’orthographe m’a beaucoup plu, car moi aussi ça m’exaspère de voir des fautes, j’ai l’impression que leur présence « autorise » la présence d’autres bugs mineurs. Voir https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Hypoth%C3%A8se_de_la_vitre_bris%C3%A9e

    Je croise les doigts pour votre certif, bon courage pour les dernières révisions !

    (Eh non ISTQB ce n’est pas que du bachotage, bien d’accord avec vous, c’est le genre de légende urbaine à enterrer à jamais :p )

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  3. Bonjour,

    Pour compléter et préciser un peu plus les informations au sujet des formations dédiées à la Qualité et aux tests du logiciel, il existe depuis 4 ans pour les salariés ou les personnes en reconversion ou en recherche d’emploi une formation continue diplômante (Master 2 Universitaire), qualifiante et certifiante (7 certifications métiers : ISTQB, IREB…). Cette formation co-habilitée par Polytech Angers (ex ISTIA) et l’Université de Besançon permet d’obtenir un diplôme conjoint de ces 2 Universités. Les enseignements réalisés quasi exclusivement à distance (75%) avec seulement 5 regroupements par an en présentiel (conférences, travaux pratiques, examens, certifications) et en ½ vitesse (sur 2 ans) permettent ainsi un taux de réussite élevé (95% sur les 3 premières promotions sorties). Cette formation est assurée par plus d’1/3 d’intervenants professionnels avec des mises en œuvre pratique dont un projet (50h) et un stage (6 mois). Toutefois, pour entrer dans cette formation Universitaire de Master 2 (niveau ingénieur), il faut avoir :
    . soit au minium un niveau bac+2 ou bac+3 avec de l’expérience professionnelle avérée
    . soit un niveau bac+4 ou 6
    Il n’existe pas à ma connaissance aujourd’hui de formation continue (adaptée aux salariés ou aux personnes en reprise d’études) de niveau Bac qui délivre un diplôme Universitaire reconnu.

    Pour plus de renseignements : http://qtl-sup.fr/master-itvl/

    Alexis TODOSKOFF
    Co-responsable du Master ITVL
    Polytech Angers

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