Exemple concret du paradoxe des pesticides – Hasnae Hasmaz

Lors de ma première mission, j’étais amenée à dérouler des cas de tests pour 4 applis qui servent occasionnellement (qui ont déjà été utilisées dans différents contextes et plusieurs fois), pendant l’entretien d’embauche, mes employeurs m’ont fait comprendre que je devais juste dérouler des tests, et surtout ne pas toucher à la bible (plan de tests).

En déroulant les premiers 200 cas de tests (déroulés N fois par d’autres testeurs avant moi) : j’ai découvert une seule petite minuscule anomalie, pourtant mon instinct de future chasseuse de bugs, m’alerte : ils sont là, je les sentais, ces petites bébêtes qui se cachent bien dans ces 4 applis.

En réfléchissant un peu, analysant ce qui se passe, en me triturant les méninges: euuuurikkaa ! c’est le fameux paradoxe de pesticide !

Pour ceux qui ne le savent pas (selon l’istqb), le paradoxe de pesticide est le 5 ème principe de test : Si les mêmes tests sont répétés de nombreuses fois, il arrivera que le même ensemble de cas de tests ne trouvera plus de nouveaux défauts. Pour prévenir ce “paradoxe du pesticide”, les cas de tests doivent être régulièrement revus et révisés, et de nouveaux tests, différents, doivent être écrits pour couvrir d’autres chemins dans le logiciel ou le système de façon à permettre la découverte de nouveaux défauts.

Suite à une réunion avec mon chef et les développeurs, je leur ai demandé de changer   les jeux de données, et surtout ajouter de nouveaux scenarios obligatoires, pour trouver des nouvelles anomalies. Sans être à 100% convaincus (puisque les applis ont déjà été servis plusieurs fois), ils ont accepté comme même, face à mon insistance !

J’ai commencé par des tests exploratoires, Et là, j’ai trouvé ce que je craignais : des anomalies de criticité élevée, et plein d’autres anomalies, j’ai relooké par la suite le plan de tests (en ajoutant de nouveaux cas de tests, tout en ayant la certitude qu’ils ne détecteront pas de nouvelles anomalies un jour).

Maintenant une question qui me taraude l’esprit, est ce que seuls les débutants qui peuvent être confrontés à ce paradoxe, ou ça peut arriver même aux séniors de dérouler les cas de tests qui ne sont pas les leurs, et par la suite rencontrer le paradoxe de Pesticide !

Voilà c’était un petit témoignage, que j’ai aimé partagé avec les passionnés de test débutants et confirmés.

A propos de l’auteur: Hasnae Hasmaz

doublement diplômée ingénieur en électronique et master II professionnel en (télécommunications Informatique et microélectronique ) , actuellement reconvertie en test logiciel après une formation de testeur logiciel certifié.

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Un commentaire sur « Exemple concret du paradoxe des pesticides – Hasnae Hasmaz »

  1. Super témoignage 🙂
    Sans parler d’opposition junior/senior on pourrait souligner que les nouvelles personnes arrivant sur un projet voient souvent pas mal de choses laissées de côté.
    A force de travailler sur les mêmes applis on peut finir par souffrir du syndrome de la tête dans le guidon…

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